fbpx

La motivation est le moteur de votre progression en course à pied, comme dans tout sport. C’est pourquoi elle constitue un élément important de votre préparation. À niveau équivalent, un athlète avec une motivation profonde et interne sera meilleur qu’ un athlète motivé par des éléments extérieurs ou incertains.

À l’arrivée du marathon de Paris 2017, Hassan Chahdi, meilleur français en 2h10’20, déclare « Le jour où je ferai un marathon en negative split sur des bonnes allures, je pense que là je pourrais dire que je suis un marathonien ». Negative split : courir la deuxième partie de la course plus vite que la première.

Hassan Chahdi a tout donné. Crédits : Ligue AURA

Comment comprendre ce raisonnement et que peut-il vous apporter ?

Aujourd’hui, tout le monde se lance sur le marathon, les coureurs comme les non coureurs, pour affronter la distance la plus mythique de la course à pied. En 1984, il y avait 10 000 coureurs au départ du marathon de Paris, en 2018 ils sont 49 000 (record de l’épreuve).

Ce ne sont pas les chronos de ce « marathon pour tous » qui me dérange. Après tout, je ne suis personne pour le juger ( Je n’ai jamais couru un marathon ). C’est plutôt la motivation derrière qui pose problème.

La question à vous poser est : Pourquoi je cours ?

J’espère que les athlètes qui ont parcouru les 42,195 km ne l’on pas fait pour justifier leur pratique sportive auprès de leurs connaissances : « tu t’entraînes 6 fois par semaine et t’as jamais fait de marathon ? Même moi je n’ai fait un ! ». Ces petites phrases, il faut les ignorer, chacun doit choisir librement les courses auxquelles il souhaite participer.

Je crois en effet que de nombreux coureurs courent « pour être meilleur que …». Ce n’est pas la meilleure solution pour être heureux que de toujours se comparer aux autres car il y aura toujours un athlète au-dessus de vous. Votre satisfaction doit donc provenir de votre entraînement quotidien, de votre forme et de votre progression, qui peut alors être validée en compétition.

Pour internaliser votre satisfaction, je vous conseille de tenir un petit carnet d’entraînement, où vous noterez vos séances, vos programmes, mais aussi vos doutes, vos sensations… Tout ce dont vous avez envie en somme. Vous pourrez vous y référer dans le futur, pour savoir en combien vous tourniez sur un 6x1000m, un12x400m etc.…

Un petit cahier vide suffit (j’ai l’impression de faire une liste de fournitures d’école). Je préfère les cahiers papier car vous allez plus facilement ajouter des notes personnelles et vous n’aurez pas besoin de prendre votre montre GPS à toutes les sorties.

Mon propre carnet. Rustique, mais ça fonctionne!

De plus, cela va vous forcer à tenir compte de vos sensations pour les écrire et ainsi éviter des blessures : parfois on oublie qu’on avait une alerte au genou (ou ailleurs) et on recourt une grosse séance le lendemain : blessure assurée !

Pour les débutants, vouloir se mesurer au marathon est parfois le point de départ de l’entraînement en course à pied. Malheureusement, quand l’objectif n’est que le marathon, la motivation risque de chuter après la course, terminée dans la douleur. Ce n’est pas le but !

Si un pari de finir un marathon vous a amené ici, vous êtes le bienvenu, et vous pouvez prendre du plaisir à courir, tout en atteignant votre objectif. Cette aventure en vaut la peine, croyez-moi, croyez en toutes les personnes qui courent. Consultez le guide ci-dessous pour en savoir plus.

Pour en revenir à Hassan Chahdi, ce respect infini de la distance est aussi une vraie motivation, surtout sur marathon : vous êtes dans les pas des Gebreselassie, Bekele, Kipchoge… Savoir ce que ces 42,195 km représentent dans le sport vous poussera à donner le meilleur de vous même du début à la fin de cet effort hors-norme.

Le jour où je ferai un marathon en negative split sur des bonnes allures, je pense que là je pourrais dire que je suis un marathonien.

Hassan Chahdi, 2h10’20 au marathon de Paris 2017

C’est pour cela que je prends mon temps sur les distances, et je vous conseille de faire de même. Les meilleurs athlètes aujourd’hui sur marathon sont des anciens coureurs de 5000 et 10 000 reconvertis. Par exemple, Kipchoge, recordman du monde, a commencé la compétition en 2002 sur 5000 et cross, et il est arrivé sur marathon seulement en 2013, 10 ans après ses débuts. Bekele, deuxième performance de tous les temps a commencé dès l’école primaire et est monté sur marathon en 2014, après plus de 15 ans au meilleur niveau. La patience exemplaire de ces références est vraiment un modèle pour moi, ils ont vraiment su être performant sur la durée et sur toutes les distances.

Alors, avant de vous aligner sur des épreuves auxquelles vous n’être pas prêt, ou d’accepter un pari foireux, posez-vous cette question.

Catégories : Philosophie

2 commentaires

mcdok · 31/01/2020 à 22:41

La semaine derniere en revanche, j ai du abandonner ma course car douleur au tendon d’Achille. C est la premiere fois que cela m arrive. Auriez-vous un conseil pour eviter les blessures ?

    Nicolas · 05/02/2020 à 14:54

    Le tendon d’Achille est un élément très fragile. Si vous êtes sensibles sur ce point, il faut impérativement le renforcer avec des exercices spécifiques.
    Par exemple, vous pouvez essayer la corde à sauter ! Dès

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *