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La raison qui m’a amenée vers le minimalisme est obscure, et la seule chose dont je me rappelle aujourd’hui, c’est d’avoir commencé, un peu n’importe comment, mais avec la volonté de découvrir autre chose.

C’était difficile au début, bien sûr on a les mollets durs comme du bois après les premiers footings, mais on s’accroche car on est convaincu d’être sur le bon chemin, et c’est ce que je voulais vous partager.

Vous n’êtes peut être pas aujourd’hui en route vers le minimalisme, mais cela n’est pas le plus important. Ce dont je voulais vous parler aujourd’hui c’est de l’ennui et de la motivation.

I. La Nouveauté est-elle nécessaire?

L’activité de courir est fondamentalement répétitive, pourtant, des millions de personnes courent chaque jour et cette activité leur apporte du bonheur. Alors qu’est ce qui les motive à sortir jour après jour, mois après mois, année après année?

Chacun aura sa réponse.

Pour certains, sortir courir est une forme de méditation, une période où on peut se retrouver avec soi même. Peu importe ce qui se passe dans notre vie, quelque soit notre état de forme, on court, on sort et cela nous apporte de la stabilité, de l’assurance. Si peu importe notre quotidien, on s’efforce de courir régulièrement, on pourra toujours s’accrocher à ça quand la vie à côté sera plus difficile que prévu.

Courir, une affaire de progression ?

Pour d’autres, courir est une affaire de progression. Et en effet, quoi de plus gratifiant que de voir les chronos tomber après chaque course ? La notion de dépassement de soi est l’essence même du sport. (Non je ne crois pas au dicton l’important c’est de participer).

L’important, c’est de participer

Elon Musk. Non je déconne 😉

Le sentiment d’avoir tout donné à la fin d’une compétition est inégalable. D’ailleurs, repousser ses limites est autant une affaire de physique que de mental. Et toutes la progression que vous accumulez au niveau mental en course à pied se transfèrera vers les autres domaines de votre vie.

C’est de la satisfaction de sentir qu’on devient meilleur jour après jour après jour que la vraie passion vient. C’est pourquoi on n’a pas besoin de renouveau, de changer de sport tous les deux mois, de tester le nouveau Cardio-peak-low-high-intensity-circuit-strenght-cross-training pour être comblé par son sport.

Je pense que si vous faites l’effort d’adopter un esprit analytique, vous verrez les bénéfices. Cela consiste à faire attention à vos sensations et à votre progression au cours de votre pratique, par exemple en tenant un cahier d’entrainement. Cela vous permettra d’adapter votre calendrier, aussi bien des compétitions à l’échelle d’un an que les séances sur une semaine. Vous pourrez comprendre quelles séances fonctionnent le mieux pour vous en particulier, quelles sont celles qui sont plus difficiles à boucler…

Le carnet d’entrainement est votre meilleur ami !

Toutes ces informations construisent l’expertise que vous avez de la course à pied. Cette expertise doit être le plus personnelle possible. Prenons un exemple concret. Je sais que je suis capable de courir en minimaliste sans avoir de douleur particulière. Ce n’est pas le cas de vous tous. Et je ne vais pas vous imposer une certaine vision de la course sous prétexte que ça fonctionne pour moi. Si vous êtes heureux avec des Hoka, je vous soutiens et je suis content pour vous. (Même si il faudrait me payer pour que j’en porte 🙂 )

Construire une vision plus juste de ce qui vous fait progresser et être capable de l’appliquer est très gratifiant. Alors, non, la nouveauté n’est pas nécessaire pour être passionné, mais il faut en revanche éviter l’ennui.

II. Sortir de sa zone de confort pour éviter la lassitude

Disons clairement les choses: Nous avons tous nos périodes creuses. Des semaines voire des mois où la motivation tombe, où l’ennui nous gagne, et où on s’entraine uniquement pour ne pas ‘perdre’. C’est bien dommage, on aimerait croire à ceux qui prêche la bonne humeur tous les jours. Ce n’est pas la réalité et il faut accepter les temps faibles et savoir les gérer.

Pour cela, il est déjà bon de les reconnaitre. Chacun aura sa définition, mais personnellement, si il fait beau et que je n’ai pas envie de courir, il y a un problème. En effet aux périodes où je suis motivé, je n’ai pas de problème à sortir dans le noir sous la pluie à 19h pour une séance de seuil.

Une fois que vous avez identifié l’état de lassitude, rappelez vous les raisons profondes qui vous ont poussé à débuter la course à pied. Rappelez vous les difficultés que vous avez rencontré sur vos premiers footings, les jambes qui brulaient et la satisfaction d’avoir produit un bel effort. Visualisez votre premier 10 km, le rictus de douleur et de bonheur que vous avez affiché à l’arrivée.

Maintenant, il va falloir vous relancer et pour cela, il faut bousculer vos habitudes, votre pratique. C’est le moment de tester de nouvelles choses. Vous vous êtes toujours demandé si vous étiez capable de devenir triathlète? Faites un tour à la piscine. Vous avez toujours voulu comprendre l’univers de la salle de sport et savoir si la musculation pouvait vous faire progresser? Programmez une séance de renforcement.

C’est l’heure de bousculer la routine. Ce n’est pas le moment de fixer une compétition à mon avis. Ou alors une épreuve originale type cross ou course d’obstacles si ce n’est pas dans vos habitudes.

Aussi, je connais des personnes qui font le même trajet de footing exactement à chaque fois. Ne faites pas parti de ces personnes. Si vous êtes très friands de 30/30 pour votre entrainement fractionné, testez d’autres formats comme la variante 10-20-30, avec 10 secondes de sprint, 20 secondes d’allure seuil et 30 de footing lent.

Je sais que pour moi les séances de fractionné passent plus vite que les séances en endurance, c’est donc celles que je vais programmer si je suis un peu las.

III. Avant de retourner à l’entrainement

Certaines personnes vont vous dire qu’il faut « s’obliger » à aller jour après jour à l’entrainement pour finalement atteindre son objectif à la fin d’une préparation. Que vous devez baisser la tête et enchainer les séances sans sourciller.

Mais je ne crois pas à cette vision, qui est pour moi court-termiste. Vous allez avoir des cycles de motivation encore plus accentués que ce qui est naturel, au rythme des compétitions et des objectifs. Une fois la compétition passée (trop vite), il faut se remotiver pour enchainer sur une nouvelle période, en avançant à vue de la (lointaine) carotte que représente la prochaine compétition, avec encore la perspective de faire tomber un record.

Pour moi, le meilleur moyen d’inscrire sa pratique dans la durée, c’est d’être content du chemin, de se satisfaire de chaque étape et de la reconnaitre à sa juste valeur, non seulement comme un pavé supplémentaire sur le sentier de votre aventure sportive mais aussi comme un fin, un produit fini et de qualité, dans lequel on a investit son cœur, son temps et sa forme du moment. Alors, à ce moment, courir deviendra comme une évidence.

Je précise pour terminer que je suis un novice complet sur ces sujets et que j’ai tout à apprendre sur la motivation et l’ennui. Je cherche moi même toujours des solutions et mon avis n’est jamais arrêté. Si vous avez des astuces ou des opinions sur ces sujets, partagez-nous ça dans la commentaires !

Catégories : Philosophie

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